You got to fight! CHAN! CHAN! For you right!... TO COOOOOOOOoooOOOPY
Les méthodes pédagogiques de « 1 rue Sésame »
peuvent aussi bien être appliquées au copyleft, si m’sieur
dame, et si vous ne le croyez pas, lisez la phrase la plus populaire
utilisée pour justifier pourquoi le copyleft doit s’imposer
dans notre jolie culture, commerciale et hégémonique,
pour ainsi abolir complètement (ou presque) le copyright et ses
vampires.
George Bernard Shaw, prix Nobel de Littérature en 1925, a dit
:
« Si tu as une pomme et j'ai une pomme et si nous les échangeons,
alors nous avons, toi et moi, une pomme ; mais si tu as une idée
et que j'ai une idée, et si nous les échangeons, alors
nous avons tous les deux, deux idées ».
Ceci est la citation la plus utilisée parmi les défenseurs
inconditionnels de la culture libre. En somme, cela revient à
dire que les idées, les produits de l'esprit (nous entendons
ici : chansons, oeuvres littéraires, recherches scientifiques,
codes informatiques…), ne sont pas la propriété
exclusive de leurs auteur-e-s, mais appartiennent à tout le monde
parce que d'une manière ou d'une autre ils ont été
inspirés et ont évolués grâce aux savoirs
collectifs.

C’est alors que quelques lecteurs-trices s’exclameront,
« he ! , mais ! , un moment…, CECI EST DU PIRATAGE ! ».
En fait, non. Que quelques auteur-e-s (et chaque fois plus) décident
du statut de leurs oeuvres et au lieu d'utiliser un copyright restreint,
car ils-elles veulent libérer tous ou certains de leurs droits
réservés. Ceci est l'utilisation légitime des licences
copyleft, et cela n'a rien voir avec le piratage. Ce qui est proposé
avec le copyleft c’est la possibilité pour les créateurs-trices
et les artistes de spécifier si leurs oeuvres peuvent être
distribuées, copiées ou modifiées. Sans que ceux
copient, distr ibuent et modifient, ne doivent demander l’autorisation,
et ceci en toute sécurité juridique.
Ce sont peut-être les cas plus flagrants de piratage ou de plagiat
et d’abus du copyright menés par des institutions publiques
et des organismes officiels, qui ne sont absolument pas poursuivis ni
critiqués:
Exemple 1 : Disney. Le succès de box office,
le Roi Lion (1994) est un plagiat évident d'un film d'animation
japonais de de 1965, l'Empereur de la Jungle. Mais le plus paradoxal
est que Disney ait obtenu devant les tribunaux que l'Empereur de la
Jungle ne puisse pas être distribué en dehors du Japon.
Exemple 2 : Aux USA, la peine encourue pour copie illégale
d’un programme comme Photoshop est plus importante que celle pour
avoir tiré dans le genou de quelqu’un.
Exemple 3 : La multinationale Time Warner perçoit
deux million de dollars annuels sur la chanson « Joyeux Anniversaire ».
Exemple 4-5 : En Finlande, les chauffeurs de taxi doivent
payer une redevance de 20 € par an pour la musique qui passe dans
leurs auto-radio, juste le même montant que les garderies doivent
débourser pour les chansons chantées aux enfants.
Aux USA, la durée des droits d'auteur a été prolongée
plusieurs fois depuis sa création, elle est passée de
14 ans qui étaient accordés en 1790 à plus de 100
ans actuellement ( la durée de vie de son auteur, plus 70 ans
- pour les individus ou 95 ans – pour les entreprises). Et curieusement,
cette période a été prorogée chaque fois
que Mickey Mouse était sur le point d'expirer (Mickey Mouse est
d’ailleurs, d’après ce qu’on dit une copie
d'une peinture rupestre trouvée en République tchèque).
Il ne faut pas oublier que passée cette période de protection,
les oeuvres peuvent être considérées comme faisant
partie du domaine public, ce qui permet de les reproduire, adapter et
distribuer librement. Le fait qu’historiquement, la plupart des
productions intellectuelles aient été dans le domaine
public, a de manière décisive contribué au développement
de la culture.
Ce dont Disney a profité aussi, car nombre de leurs films les
plus célèbres comme Cendrillon, de Blanche-Neige ou Pinnocchio…
ont été tirés d’oeuvres libres de droits.
En définitive, le copyleft est un ensemble de licences alternatives
au copyright, qui laissent entre les mains des auteur-e-s la décision
de qui peut utiliser et copier leurs oeuvres. Le copyleft signifie construire
d'autres modèles de distribution et de diffusion, hors des monopoles
des producteurs et des gestionnaires de droits, et c'est surtout un
mouvement qui peut représenter pour l'« écosystème
culturel » ce que l'écologisme a supposé pour le
développement d'une conscience environnementale pendant les années
soixante-dix : il essaye de récupérer pour la société
les droits d’accès, d'utilisation et de participation à
la culture, tout en protégeant la jungle luxuriante des savoirs
collectifs.
Commence le défi : construire une véritable communauté
connectée, et créer les bases pour qu'elle puisse grandir,
s’étendre, se maintenir, et devenir autonome.
Copyleft : tous les droits à l'inverse
SOURCES
:
Platoniq .net
Conclusions des Journées Copyleft.
Barcelone avril 2004.
Copyleft ou une nouvelle conscience pour l'écosystème
culturel. Interacteurs
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